L’écriture est née de la nécessité de tenir des inventaires, d’un
besoin comptable et du souci de transmettre des messages : ordres du
pouvoir dans la sphère publique, lettres officielles ou privées. Les
infrastructures de transport de message telles que La Poste lui doivent leur
existence.
Les mots gravés dans l’argile, la pierre, la cire ou l’écorce, peints
sur le papyrus ou fixés à l’encre sur le parchemin et le papier invitent le
visiteur à découvrir une histoire matérielle de l’écriture. L’évolution des
graphies, des supports et instruments d’écriture, du mobilier de l’écrivain et
de l’épistolier est évoquée. Plumes d’oie, plumes métalliques, encriers,
taille-plumes, essuie-plumes, poudreurs, poinçons originaux de l’Imprimerie
Nationale, classés « monuments historiques »… sont
présentés.
Une histoire des formes de l’écriture est aussi proposée. Le public
entreprend un voyage dans le monde entier et part à la découverte des
civilisations et des cultures qui ont été les matrices de l’écriture. Il
découvre la calligraphie chinoise, les manuscrits arabes.
Cette histoire plonge aussi le visiteur dans le domaine de
l’apprentissage de l’écriture, dur labeur tant pour le scribe de l’Égypte que
pour le moine copiste et l’écolier de notre Troisième République. De nombreuses
gravures du XVIIIe siècle extraites des traités de l’art d’écrire et des
abécédaires illustrent la méticulosité du travail de scripteur.
Le parcours de l'exposition :
L’exposition juxtapose deux grands espaces. Le premier
espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de l’écriture en Mésopotamie
au IVe millénaire avant J.C et se clôt avec l’avènement du stylo
bille. Le second espace – géographique – propose une découverte des écritures du
monde.
L’exposition « Les lettres ont la forme »
juxtapose deux grands espaces sur une superficie totale de 600m². Le premier
espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de
l’écriture en Mésopotamie, au IVe millénaire avant Jésus-Christ et se
clôt avec l’avènement du stylo à bille. Le second espace – géographique- propose
au visiteur un voyage autour du monde à la découverte notamment des écritures de
l’Orient (espace musulman, monde chinois) et d’autres contrées (Amérique
centrale).
L’ensemble est soutenu par une dorsale faite de puits de lumière où
l’on observera l’évolution graphique des lettres de l’alphabet. Ainsi la lettre
A est la simplification de la tête de taureau qui se dit aleph dans les langues sémitiques. Le aleph devenu alpha chez les Grecs a subi un
renversement de 180 degrés de telle sorte que les cornes du taureau sont
devenues les jambes du A.