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Salle 6

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Salle 6 : Le temps des progrès techniques (1830-1890)

L'utilisation de la vapeur, comme force motrice, va profondément modifier l'organisation de l'acheminement des dépêches et en augmenter les vitesses.
Les trains font progressivement disparaître les malles-poste. En 1844, les postes françaises mettent en circulation leur premier bureau ambulant sur la ligne Paris-Rouen.
Dans un espace long d'à peine cinq mètres, les agents que l'on appelait "les ambulants", étaient chargés de recevoir les dépêches en dernière limite d'heure, de trier les lettres en cours de trajet, d'échanger les correspondances aux stations de chemin de fer.
Par la voie des paquebots-poste mus par la force de la vapeur, le transport des correspondances est désormais régulier et plus rapide. L'Amérique est reliée à l'Europe en 1857. Puis la Chine s'ouvre au commerce postal en 1861.
La distribution des lettres va également bénéficier des progrès techniques. Le service du pneumatique, créé à Paris en 1866, permet à travers des tubes posés dans les égouts, de transporter des plis à plus de 600 mètres à la minute, grâce à l'air comprimé.
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Enseigne des messageries maritimes impériales, Second Empire
Agrandir l'image Enseigne des messageries maritimes impériales, Second Empire
© Musée de La Poste - Paris
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Les bureaux ambulants

Sur le modèle de l'Angleterre et de la Belgique, la France inaugura son premier bureau de poste ambulant sur la ligne Paris-Rouen en 1844. Les agents étaient chargés de recevoir les dépêches en dernière limite d'heure et de trier les lettres en cours de trajet. En 1854, neuf lignes étaient ouvertes au service des ambulants. Cent quinze wagons-poste circulaient en 1875.

Depuis 1984, La Poste exploite deux trains à grande vitesse sur la ligne Paris-Lyon. Chaque rame peut transporter soixante à soixante-cinq tonnes de courrier divers conteneurisé. Aux deux rames existantes s'ajoute en 1995 une troisième rame qui circule sur le réseau sud-est.

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Intérieur d'un wagon, 1910 Photographie
Agrandir l'image Intérieur d'un wagon, 1910
Photographie

© Musée de La Poste - Paris
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Les messageries maritimes

L'acheminement des lettres par voie maritime s'effectuait au XVIIIe siècle par des navires marchands. Mais les délais étaient souvent aléatoires. À la faveur des progrès techniques on organisa en 1830 des liaisons maritimes régulières. Les premiers paquebots-poste commencèrent par sillonner la Manche et la Méditerranée. L'Etat en concéda l'exploitation à des compagnies de messagerie subventionnées.

Les lettres provenant des pays où régnait une épidémie étaient soupçonnées d'en porter le germe. Des lazarets placés dans les ports traitaient les correspondances par divers moyens. Sous l'Ancien Régime, les lettres étaient incisées puis plongées dans un bain de vinaigre bouillant ou étaient soumises à des fumigations. Au XIXe siècle, on faisait usage d'une pince qui perçait les lettres afin de les soumettre au même traitement…tout en préservant le secret de la correspondance.

 

 

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Pince à purifier Copie, XIXe siècle
Agrandir l'image Pince à purifier
Copie, XIXe siècle

© Musée de La Poste - Paris
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Le pneumatique

Le pneumatique apparaît en 1866. Il présente un ensemble de tubes parcourus par des boîtes appelées curseurs et acheminées par déplacement d'air. Le réseau, placé dans les égouts, reliait les bureaux télégraphiques. Il atteignait une longueur de 400 km en 1957. Les curseurs, qui voyageaient à une vitesse moyenne de 600 à 700 mètres à la minute, pouvaient contenir 35 lettres. Le pneumatique cessera de fonctionner en 1984.

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Le pneumatique
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© Musée de La Poste - Paris
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