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Salle 4

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Salle 4 : Les télégraphes

De nombreuses expériences de communication à distance ont lieu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais aucune n'est suivie de réalisation pratique. C'est alors qu'en 1793 les frères Chappe proposent aux pouvoirs publics un système qui restera en usage pendant plus d'un demi-siècle. Celui-ci reposait sur l'observation, au moyen de lunettes, des signaux émis par les bras articulés du poste voisin, distant d'environ dix kilomètres. Le message était ainsi reproduit de poste en poste. Par temps clair, on recevait à Paris les nouvelles de Calais en une heure et quinze minutes pour une dépêche d'environ cent signaux.
Avec la maîtrise de l'énergie électrique, de nouveaux systèmes de communication sont mis au point. Samuel Morse invente un appareil télégraphique qu'il fait adopter par l'Administration américaine en 1844. La France appliquera son procédé en 1856. De leur côté des inventeurs français tels Breguet et Baudot produiront des appareils qui connaîtront une longue utilisation. Bientôt, les continents seront reliés par des câbles posés sous les océans par des navires conçus à cet effet.
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Maquette d'époque du télégraphe aérien de Chappe, an VIII (1799-1800)
Agrandir l'image Maquette d'époque du télégraphe aérien de Chappe, an VIII (1799-1800)
© Musée de La Poste de Paris
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Le mécanisme du télégraphe optique de Chappe

Pour composer une dépêche et la traduire, il fallait que les directeurs situés à chaque extrémité de la ligne utilisent des vocabulaires. Les stationnaires, qui reportaient le message de poste en poste en manipulant les poulies, n'en avaient pas connaissance. Par temps clair, on recevait à Paris les nouvelles de Toulon en trois heures pour une dépêche d'environ cent signaux.
Le mécanisme est constitué d'une poutrelle de quatre mètres de long fixée sur un mât et pourvue à ses extrémités de deux barres d'un mètre de long. Les branches mobiles sont découpées en forme de persiennes afin de résister au vent. Le stationnaire manipule les pièces du dispositif à l'aide de poulies et de cordes. Le brouillard, la pluie et la nuit rendaient impossible toute communication.

Dix-huit postes avaient été établis pour assurer la transmission des dépêches sur cette première ligne du réseau, mise en service le16 juillet 1794. Ces relais étaient placés sur des points élevés de la topographie ou, en milieu urbain, sur le clocher des églises. Plus de cinquante édifices religieux furent utilisés pour abriter les postes télégraphiques.

Pour composer une dépêche et la traduire, il fallait que les directeurs situés à chaque extrémité de la ligne utilisent des vocabulaires. Les stationnaires, qui reportaient le messager de poste en poste, n'en avaient pas connaissance mais devaient maîtriser le vocabulaire des signaux de service (ouverture de la ligne, pause, erreur, etc.) Si l'on cherche à améliorer sans cesse ces vocabulaires, il reste que le principe de fonctionnement du télégraphe a peu varié. Le vocabulaire utilisé entre 1799 et 1807 se présentait sous la forme d'un livre de 92 pages. Chaque page contenait elle-même 92 mots. Au total, les correspondants disposaient d'un vocabulaire de 8464 mots.
Dans ce registre sont consignés tous les bulletins de transmission passés sur la ligne du nord ainsi que leur traduction. On y annonce notamment les faits de guerre des armées de la République, leur victoire sur les coalisés et sur les rebelles chouans. On y apprend également le projet de prolongement de cette ligne jusqu'à Dunkerque.

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Eglise Saint-Pierre de Montmartre, 1818 faïence de Nevers
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faïence de Nevers

© Musée de La Poste de Paris
Coupe en élévation d'une tour Chappe Fin XVIIIe siècle, gravure anonyme
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Fin XVIIIe siècle, gravure anonyme

© Musée de La Poste de Paris
Registre de transmission de la ligne du nord 22 décembre 1794-21 octobre 1795
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22 décembre 1794-21 octobre 1795

© Musée de La Poste de Paris
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L'ouverture du télégraphe au public

Pour des raisons de sécurité de l'Etat, l'usage du télégraphe était réservé au gouvernement. Sous la pression de l'opinion publique, le télégraphe fut ouvert aux particuliers en 1851. Cependant, les dépêches ne devaient rien mentionner qui ne soit contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs. Etaient exclues également les nouvelles politiques et celles relatives au cours de la Bourse.

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Le télégraphe électrique, 1868 lithographie de Destouches d'après un dessin d...
Agrandir l'image Le télégraphe électrique, 1868
lithographie de Destouches d'après un dessin de Cham, extraite du journal "Le Charivari"

© Musée de La Poste de Paris
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Le télégraphe de Morse

Samuel Morse (1791-1872), artiste peintre de son état, commença à s'intéresser à la possibilité de transmettre des messages par la voie électrique en 1832. Il réalise alors un appareil utilisant pour la première fois en télégraphie, les propriétés de l'électro-aimant découvertes par Ampère en 1820. Son télégraphe est mis en oeuvre en 1844 entre Washington et Baltimore. La France adopte son système en 1854.

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Central télégraphique de la rue de Grenelle à Paris, salle de la Rosace, 1889...
Agrandir l'image Central télégraphique de la rue de Grenelle à Paris, salle de la Rosace, 1889
Aquarelle de J. Schils, entré dans l'administration en 1880, commis des postes et télégraphes à Paris Central

© Musée de La Poste de Paris
Salle 4 : télégraphe Morse
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© photo M. Fischer
Salle 4 : Les télégraphes
Le mécanisme du télégraphe optique de Chappe
L'ouverture du télégraphe au public
Le télégraphe de Morse
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