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Dossiers documentaires thématiques

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Prisons et prisonniers politiques à Paris pendant et après l'insurrection de Juin 1848

Texte écrit par Laurent Albaret (juin 2008)

La collection Boussac acquise par le Musée de La Poste compte 47 lettres de prisonniers et de tribunaux en lien avec l’insurrection parisienne des 23-26 juin 1848. Robert Boussac, grand collectionneur de marques postales sur le Commune de Paris et l’histoire postale du XIXe siècle, a notamment été président de la Société des Amis du Musée de La Poste (1981-1986). A la suite des ournées insurrectionnelles, les insurgés ou soupçonnés comme insurgés sont jugés et emprisonnés. Des centres de détention, prisons ou dépôts provisoires, sont attestés dans Paris, renforçant les centres déjà connus. Progressivement, les détenus sont transférés sur des pontons.

 

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Les Journées insurrectionnelles de juin 1848

La collection Boussac acquise par le Musée de La Poste compte 47 lettres de prisonniers et de tribunaux en lien avec l’insurrection parisienne des 23-26 juin 1848. Robert Boussac, grand collectionneur de marques postales sur le Commune de Paris et l’histoire postale du XIXe siècle, a notamment été président de la Société des Amis du Musée de La Poste (1981-1986). La crise économique et sociale cause un fort mécontentement populaire. Les journées insurrectionnelles de juin 1948 sont une révolte du peuple parisien du 23 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des Ateliers nationaux.

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Les maîtres de poste et le transport public en France (1700 - 1850)

Thèse soutenue par Patrick Marchand (mars 2004) à l'UFR d'histoire, université de Paris -Panthéon - Sorbonne

De 1700 à 1850, les transports publics, placés sous le règne du cheval, connaissent un formidable développement alors même que l'état des techniques n'évolue pas ou très peu.
En témoignent la croissance continue des échanges épistolaires, l'augmentation du trafic des marchandises et des voyageurs, la multiplication des entreprises de transport, notamment dans la première moitié du XIXe siècle.
Dans l'inextricable maquis institutionnel qui caractérise l'Ancien Régime du transport public, les maîtres de poste, détenteurs du monopole de la vitesse, ont joué un rôle de premier plan, bénéficiant des faveurs de l'État et d'une conjoncture économique favorable.
Nés du pouvoir politique à la fin du XVe siècle, pour des raisons stratégiques, les maîtres de poste, traversant crises frumentaires et tempêtes politiques, ont connu une ascension sociale continue jusqu'en 1850.
Ni la Révolution ni l'Empire ne modifieront leur position. Au contraire, à la faveur des événements et malgré quelques soubresauts, les maîtres de poste profiteront des réformes pour arrondir leur patrimoine. La libéralisation des messageries et le développement des services postaux lié à la croissance des échanges au XIXe siècle, seront de nouvelles sources d'enrichissement pour ces notables des champs qui exercent des responsabilités politiques à l'échelon local.
Cette élite du labour, fer de lance de l'agronomie et intermédiaire culturel entre la ville et la campagne, disparaît officiellement en 1873 avec l'extension du réseau des voies ferrées, non sans avoir résisté avec pugnacité.
À travers le portrait social des maîtres de poste ici dessiné, c'est toute l'histoire du transport public que l'on découvrira.

La thèse et l'ouvrage sont consultables à la bibliothèque du Musée.

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Poste aux chevaux, la malle au relais Lithographie originale d'après Adam et ...
Agrandir l'image Poste aux chevaux, la malle au relais
Lithographie originale d'après Adam et A. Bichebois
Vers 1820

© Musée de La Poste - Paris
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Les timbres-poste à thèmes patrimoniaux

Mémoire de Claire Zardini (2004)

Cette étude a été réalisée dans le cadre d'une monographie de deuxième cycle, muséologie,
de l'Ecole du Louvre, Paris, 2002-2003. Ce document est consultable à la bibliothèque.
Cote : 4° 2860

Synthèse monographie : " les timbres-poste à thèmes patrimoniaux "

Ce mémoire tente de mieux connaître un des nombreux thèmes du timbre-poste français : le patrimoine bâti. Ce discours s'articule autour de la naissance de cette thématique, ses particularités et son évolution.

C'est en 1930, sur l'initiative du Ministère du Tourisme, qu'apparaît ce nouveau timbre-poste dit de la série des sites et des monuments. Ce thème est mondialement répandu à cette date dans les philatélies étrangères, mais il semble prendre son origine en Grèce. Même si les monuments représentés sur ces vignettes se renouvellent annuellement, il est impossible de voir figurer l'ensemble du patrimoine français en une seule fois. Un choix doit alors être fait, afin de déterminer quels seront les monuments présents sur ces timbres-poste patrimoniaux ; et c'est le SNTP (Service National du Timbre-poste et de la Philatélie) qui en a la charge.

Pour ce qui est des particularités liées à ce thème, elles reposent essentiellement sur la notion de répétition. Un nombre important de ces timbres-poste reprend systématiquement les mêmes types architecturaux : églises et châteaux, ainsi qu'une même période historique : le Moyen Age ; ce qui leur donne un aspect figé. Il existe donc une prédilection pour un patrimoine bâti bien précis. Ce fait est renforcé par les multiples reprises de certains monuments à l'identique ou avec des variantes. Ces répétitions de représentations existent aussi pour les artistes, qui réalisent ces timbres-poste.

L'évolution de ce thème repose sur de nombreuses évolutions technologiques dans la fabrication du timbre-poste en général. Ainsi la gamme chromatique s'enrichit de plusieurs couleurs, le format standard change pour un format panoramique et la gravure se modernise avec l'invention de l'héliogravure. Il s'agit donc d'une évolution surtout plastique. Ce thème patrimonial est largement apprécié par le public, comme tente à le prouver sa production sans cesse en augmentation. Ces vignettes permettent à tout à chacun de voyager, ne serait-ce que par l'esprit, au cœur d'un riche patrimoine français et ce, malgré la menace de " l'ère Internet " Les timbres-poste à thèmes patrimoniaux sont alors une totale réussite philatélique.
(Claire Zardini)

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Pont du Gard, 1929 Dessin et gravure : Henry Cheffer Collection Musée de La P...
Agrandir l'image Pont du Gard, 1929
Dessin et gravure : Henry Cheffer
Collection Musée de La Poste, Paris

© ADAGP, 2003
XIII ème centenaire de l'abbaye de Jumièges, 1954 Dessin et gravure : René Co...
Agrandir l'image XIII ème centenaire de l'abbaye de Jumièges, 1954
Dessin et gravure : René Cottet
Collection Musée de La Poste, Paris

© ADAGP, 2003
Mont-Saint-Michel, 1998 Dessin : Louis Briat Collection Musée de La Poste, Paris
Agrandir l'image Mont-Saint-Michel, 1998
Dessin : Louis Briat
Collection Musée de La Poste, Paris

© ADAGP, 2003
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Le timbre-poste au Maroc et en Tunisie XIXe-XXe siècles

Histoire de l'image au Maghreb

Depuis une vingtaine d'années, les images sont devenues un sujet d'étude en elles-mêmes, en particulier sous l'impulsion de l'histoire culturelle et de l'histoire des mentalités.
Emis par tous les pays du monde, compulsés dans des catalogues permettant une consultation facile, les timbres-poste sont un corpus de choix pour les sciences humaines.
Depuis la parution en 1993 de l'article de Michel Coste intitulé " Les timbres-poste, matériaux de l'histoire ? "1 , quelques recherches sont venues officialiser la place du timbre-poste parmi les sources historiques ; c'est le cas du mémoire de maîtrise d'Histoire contemporaine soutenu par Arnaud Colinart en octobre 2003 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, mémoire traitant du timbre-poste au Maroc et en Tunisie au XIXe et au XXe siècles.

Ce travail prend comme point de départ pour la Tunisie, le premier timbre émis par la Régence de Tunis en 1888, et pour le Maroc le premier timbre émis en 1912 par les postes chérifiennes.
La borne d'arrivée a été fixée par rapport à la fin du catalogue Yvert et Tellier, soit à l'année 2001. La recherche menée ici, est construite autour de plusieurs questions qui visent à s'interroger sur la spécificité des modes de représentation du Maroc et de la Tunisie, à mettre en lumière le rôle du timbre-poste dans la construction des identités nationales et à définir sa place dans la promotion de projets et d'orientations politiques des Etats émetteurs en accordant une attention particulière aux changements entraînés par les Indépendances.

La première partie de cette recherche traite du timbre en tant que " cachet-image " 2 de l'autorité politique.
Sa charge symbolique le place au rang des fonctions régaliennes de l'Etat. Sont analysés les symboles et les emblèmes nationaux, ainsi que la mise en image des figures de l'autorité politique.
Le rôle du timbre comme le lieu d'expression privilégié des orientations et des réalisations de l'Etat commanditaire en fait un support majeur de la propagande politique.

Dans une seconde partie, l'évolution des trois objets majeurs des représentations du Maroc et de la Tunisie diffusées par la production philatélique, l'espace, l'histoire et la société, est étudiée en s'interrogeant sur les changements qu'entraînent l'acquisition des Indépendances nationales.
Ainsi, le timbre-poste diffuse la " vulgate " du système de représentation coloniale ; images fabriquées par des regards occidentaux pour d'autres regards occidentaux qui renseignent bien plus sur les fantasmes et l'imaginaire des européens que sur les réalités marocaines et tunisiennes.
Après les Indépendances, certains de ces stéréotypes sont réactivés et s'inscrivent dans la construction des rapports Nord-Sud en diffusant une vision décorative et exotique des pays du Sud à l'attention des pays occidentaux. C'est alors une certaine forme de domination culturelle qui se laisse percevoir au travers de la production philatélique.

Cette étude - qui n'est pas une étude philatélique à proprement parler - reste avant tout un premier travail de recherche qui ne prétend ni l'exhaustivité, ni à l'absence d'erreurs ou de maladresses.
Ce travail vise avant tout à ouvrir de nouvelles perspectives historiques, en particulier une histoire des usages sociaux de l'Image au Maghreb.
C'est chose faite puisque la mention très bien décernée à ce travail permet à son auteur de poursuivre actuellement cette recherche dans le cadre d'un DEA, année préparatoire au doctorat durant laquelle doit être réalisé un inventaire complet des méthodes et des sources, ayant pour thème :" le timbre-poste au Maghreb, Algérie, Maroc, Tunisie au XIXe et XXe siècles ".

Ouvrage disponible à la bibliothèque du Musée de La Poste sous la cote 4°2863.

1 Michel Coste, " Les timbres matériaux de l'histoire ? ", Le Monde des philatélistes, 472, mars 1993, p 45-47.
2 Ibid.

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Armoiries Beylicales 01/07/1888
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01/07/1888

© Musée de La Poste Paris
Amphithéâtre d'E Djem 01/08/1930
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01/08/1930

© Musée de La Poste Paris
Prisons et prisonniers politiques à Paris pendant et après l'insurrection de Juin 1848
Les Journées insurrectionnelles de juin 1848
Les maîtres de poste et le transport public en France (1700 - 1850)
Les timbres-poste à thèmes patrimoniaux
Le timbre-poste au Maroc et en Tunisie XIXe-XXe siècles
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